Ce samedi après-midi, l’Union Bordeaux-Bègles est tombée de haut en s’inclinant contre le Biarritz Olympique sur le score de 27 à 15, en ouverture de la saison 2021 / 2022.
Cette défaite contre le promu Biarrot a forcément plongé le manager Bordelais dans une grande colère et une grande frustration.
Interrogé via le journal Sud-Ouest, ce-dernier n’a pas mâché ses mots. Extrait:
“On a pris une leçon d’enthousiasme, une leçon de courage, une leçon de couilles, une leçon de rugby… Ce n’est pas un non match. Pourquoi un non match ? Parce qu’on n’a pas joué ? Je suis content du match pour plein de raisons. La première, c’est que le retour du public au stade, c’est chouette. Il y avait longtemps qu’on ne l’avait pas vu et c’est une bonne chose. C’est un match que Biarritz a bien préparé. Je pensais qu’on l’avait bien préparé mais on n’a pas réussi à jouer. Entre ce qu’on a envie de faire et ce qu’on a fait, il y a un monde. Je n’ai fait que le répéter : il n’y a pas de continuité dans ce sport, c’est ce que tu mets dans l’engagement. La meilleure équipe a gagné, on s’est fait manger. Je n’ai pas vu l’équipe de Bordeaux sur le terrain. Quand tu as de l’envie et de la volonté, il y a toujours un chemin. Biarritz avait plus de volonté et d’envie que nous. On reprend une saison donc il faut se remettre au charbon.”
Christophe Urios ne manque pas de faire retomber sur terre ses joueurs après cette défaite inaugurale.
Selon lui, ses joueurs parlent trop et se prennent pour d’autres. Il demande de l’humilité et du travail et il refuse qu’ils se prennent pour d’autres. Extrait:
“Je n’arrive pas à comprendre le rugby qu’on a pratiqué cet après-midi. En première mi-temps, il aurait probablement fallu occuper davantage, jouer plus simple sur des passes courtes. Et en seconde période, il y a un déchet technique incroyable. On est logiquement battus. Le rugby, ce n’est pas les plus gros budgets, les plus grands joueurs, c’est ceux qui ont le plus envie de gagner. En ce sens, je suis fier de l’équipe de Biarritz, pas de la mienne. Je l’avais dit à mes joueurs : je suis monté avec Oyonnax, on a reçu Clermont d’entrée, un cador, on leur en a mis 40. Nous, nous ne sommes pas des cadors, on n’a joué qu’une demi-finale. Tu es un cador quand tu en as joué cinq ou six. Donc on ne va pas trop parler parce que je trouve qu’on parle beaucoup. Et on va chercher des solutions. C’est un beau coup de pompe au cul.”
Pour conclure, Christophe Urios indique ne pas vouloir tout remettre en cause. Extrait:
“On ne va pas commencer à pleurer après la première journée. Sinon, ça va être long. Mais quand tu prends 30 points, tu prends le bus, tu rentres, et lundi tu effaces l’ardoise et tu repars au boulot. On a une semaine pour rétablir la chose.”



