Le pilier droit international Français, Mohamed Boughanmi devait rejoindre le LOU Rugby pour la saison 2021 / 2022.
En effet, ce-dernier avait signé un précontrat en faveur du club Lyonnais.
Mais tout a tourné au cauchemar lorsque le Palois a appris que sa visite médicale n’avait pas été validée par le staff médical du LOU Rugby.
Selon le médecin du club Lyonnais, Mohamed Boughanmi n’est pas apte à la pratique du rugby de haut-niveau, pour une raison qui n’a pas été dévoilée depuis.
Le pilier droit s’est soudainement retrouvé sans club, à quelques semaines de la reprise de la saison. Il a trouvé dans l’urgence un nouveau projet sportif du côté de Narbonne, en Pro D2.
Lors d’un entretien exclusif accordé au Midi Olympique, Mohamed Boughanmi est revenu sur cette affaire.
Il explique notamment pourquoi il a vécu un véritable cauchemar avec l’annulation de son pré-contrat. Extrait:
« A l’époque où mon contrat au LOU a été brisé, ma femme était enceinte de huit mois. Tous nos projets se sont alors effondrés, j’étais au chômage et j’ai même annoncé à mes parents que je mettais un terme à ma carrière. Aujourd’hui, je veux donner tort à ces gens qui m’ont fait tant de mal, sans même s’en rendre compte. Je n’exagère pas en disant avoir failli devenir fou. Ils m’ont volé mon rêve. »
D’ailleurs, il ne comprend absolument pas pourquoi le LOU n’a pas validé sa visite médicale. Il indique être totalement apte pour le rugby de haut-niveau, preuves à l’appui. Extrait:
“J’ai disputé un match amical avec Narbonne et enchaîné deux titularisations contre Mont-de-Marsan et Rouen. J’ai aussi récupéré cinq attestations médicales, notamment d’un kiné de la Section paloise, d’un chirurgien à Bordeaux et d’un médecin à Narbonne, prouvant que je suis apte à jouer au rugby. Franchement, les dirigeants du Lou m’ont traité comme du bétail. Ils m’ont détruit. Si Narbonne ne m’avait pas tendu la main, j’aurais tout arrêté.”
De son côté, le président du LOU Rugby, Yann Roubert ne laisse transparaître aucune compassion et explique tout simplement que la visite médicale n’ayant pas été validée par le médecin du club, il lui était impossible de recruter Mohamed Boughanmi. Extrait:
« Nous avions un précontrat avec une condition suspensive, qui est la suivante : l’aptitude du joueur devait être certifiée par le médecin du club. Nous n’avons pas eu ce certificat d’aptitude et le contrat n’a donc pas pu être signé. Je ne rentrerai pas dans une bataille d’experts médicaux mais le jour où on lui a annoncé la mauvaise nouvelle, nous avons aussitôt reçu au club une lettre d’avocat au lieu d’en parler sereinement. C’est malheureux mais ça arrive. Au Lou, nous faisons les choses proprement. Je ne signe pas de contrat sans le feu vert de mon médecin et en l’occurrence, je ne l’ai pas eu. »
Sauf revirement de situation, l’affaire devrait se terminer devant les prud’hommes.



