L’ancien sélectionneur du XV de France et ex-manager du Stade-Toulousain, Guy Novès s’est longuement confié dans les colonnes du Midi Olympique.
Ce-dernier a expliqué dans un premier temps être différent d’Ugo Mola, le manager actuel du club de la Ville Rose. Extrait:
“Cédric Heymans, sur le plateau du Canal Rugby Club, disait dimanche soir qu’il ne fallait pas comparer Ugo Mola et Guy Novès. Ugo, qui est un garçon intelligent, m’a eu comme coach pendant quelques années et comme je me suis inspiré de la façon de faire de Claude Labatut ou Robert Bru, lui a probablement retenu quelques-uns de mes trucs. Mais nous sommes vraiment différents, tous les deux.”
Il ne cache pas avoir beaucoup râler en voyant de nombreux de ses joueurs quitter Toulouse pour l’équipe de France. Extrait:
“Quand on me prenait dix joueurs pour les faire jouer avec l’équipe de France, je râlais dès le départ. Aujourd’hui, on trouve que c’est très bien, que c’est super et alors, Toulouse se retrouve par moments en difficultés en championnat. Je pense aussi que je n’avais pas, à mon époque, un effectif aussi dense que le sien.”
Une chose est sûre : il ne regrette pas son comportement. Extrait:
“Que voulez-vous que je regrette ? Si c’était à refaire, je referais exactement la même chose… avec mes erreurs, puisque j’ai dû forcément en commettre. Mais je suis toujours resté fidèle à ma personnalité. Je ne fais pas n’importe quoi pour plaire à n’importe qui. Je ne fais pas de commerce. Et puis…”
D’ailleurs, il va même plus loin et l’affirme : il avait la sensation que le XV de France profitait de son travail en sélectionnant de nombreux joueurs du Stade-Toulousain, lorsqu’il était encore à la tête du club. Extrait:
“Je ne suis pas monté au front contre les sélectionneurs, comme vous le dîtes. J’ai juste défendu l’intérêt majeur de notre club. (il soupire) En laissant les joueurs partir en équipe de France, j’avais aussi parfois l’impression que les autres profitaient de notre travail. Et ça m’agaçait un peu, oui…”
Pour conclure, Guy Novès confirme que certaines équipes du Top 14 prennent un malin plaisir à voir Toulouse perdre. Extrait:
“Oui. Des Boucliers de Brennus, j’en ai gagné dix. Et des Coupes d’Europe, quatre. Ça a énervé et motivé les adversaires, c’est certain. Quand vous dominez la compétition, cela devient presque jouissif pour les autres de battre une équipe imbattable.”


