Grâce à sa victoire en finale de Pro D2 contre le Stade Montois, l’Aviron Bayonnais a acté sa remontée en Top 14.
L’occasion pour le manager Bayonnais Yannick Bru d’exprimer sa joie et sa fierté via Le Figaro.
Celui qui va quitter le staff technique du club Basque dans les jours à venir n’a pas manqué de régler ses comptes avec certaines personnes qui n’ont pas hésité à pester contre l’Aviron Bayonnais quand le bateau tanguait. Extrait:
“Je suis à l’image des leaders de l’équipe. Je suis apaisé. On était en conflit avec nous-mêmes depuis un an. On s’est tous apaisés. On a donné un an de notre vie professionnelle pour réparer cette erreur (défaite en barrage face à Biarritz l’an passé, ndlr). Quand cela va mal, on doit assumer, on doit rester avec les copains. On est restés unis. La saison n’a pas été linéaire. Mais en Pro D2, on doit être là le Jour J, à l’heure H. Il fallait gagner, on l’a fait. Je suis très fier du groupe. Je suis content d’avoir croisé un gars comme Mariano Galarza. Pourtant, j’ai tout entendu au cours de la saison, mais je souhaite une belle soirée à ces gens-là. Je suis content d’avoir atteint la cible.
C’est une revanche collective. C’est un club à part par la passion qu’il véhicule. La fin de saison passée a été injuste pour nous. Nous avons obtenu dix victoires et 46 points et pourtant au bout du bout, on est éliminés à la suite de la série de pénalités. C’est un peu comme Saint-Etienne en Ligue 1. J’ai d’ailleurs une pensée pour Pascal Dupraz, qui vit la même chose que moi il y a un an. Aujourd’hui, on a raison sur tout. Il y a un an, on était nuls. Avec ce groupe, il fallait attendre le dernier tour de piste. On a des compétiteurs. On a des gens qui voulaient jouer la phase finale et aiment les gros matches. La Pro D2 est un marathon, avec des matchs durs. Par moments, on n’a pas été toujours au niveau que l’on attendait. J’avais un groupe de joueurs préparés pour les grands matches. On avait hâte de jouer Mont-de-Marsan. La réponse est toujours sur le terrain. Elle n’est pas dans les déguisements, dans le vestiaire et les interviews. Les joueurs ont donné la meilleure réponse possible.
Je suis apaisé. J’ai envie de profiter avec le groupe. Je n’ai pas été toujours le plus rigolo, mais je savais que l’on devait être rigoureux. Je connaissais l’ADN des joueurs. On a tenu nos engagements. Quand on fait ça, cela mérite d’être fêté. Quand on fait une connerie, on doit l’assumer avec les copains. Il y a un an, je pleurais de rage. Je ne me sentais pas au niveau. Aujourd’hui, je quitte les mecs et je suis content de les quitter sur ce moment de plaisir.”


