Le Stade-Français Paris traverse une période de turbulence.
Ces derniers jours, la rumeur a enflé : le duo Laurent Labit – Karim Ghezal serait pressenti pour s’engage en faveur du club de la Capitale pour l’après Coupe du monde.
En réalité, il ne s’agit plus d’une rumeur désormais puisque les deux hommes vont bel et bien rejoindre le Stade-Français Paris et remplacer ainsi Gonzalo Quesada la saison prochaine.
Interrogé à ce sujet via Midi Olympique, le président Parisien Hans-Peter Wild a dans un premier temps souhaité démentir ces rumeurs.
Il s’est alors agacé. Extrait:
“Je m’en fous. Je ferme ma gueule. Vous écrivez ce que vous voulez. Moi, j’ai d’autres choses à faire que de commenter des spéculations.”
Ce-dernier a dans la foulée confirmé le départ de Gonzalo Quesada dès la fin de la saison et a rappelé que le Stade-Français n’a toujours rien gagné ces cinq dernières années. Extrait:
“Gonzalo reste à la barre jusqu’à la fin de la saison et ensuite, il quittera le club. Nous sommes tombés d’accord là-dessus. Si Laurent Labit et Karim Ghezal s’engagent alors avec nous, j’en serais ravi parce que ce sera une manière d’élever le niveau de professionnalisme du Stade français. Qu’avons-nous accompli en cinq ans ? (il répond en français) « Pas beaucoup… » On a injecté des tonnes d’argent et on n’a rien gagné.
On ne peut pas acheter le succès, ce n’est pas possible. Le rugby est une dynamique de groupe. Quand Heyneke Meyer a signé chez nous, il m’a dit : « les joueurs jouent pour leur coach ». Les joueurs actuels jouent aussi pour Gonzalo et ils l’ont d’ailleurs prouvé samedi contre Perpignan. […] Gonzalo Quesada sait mieux que moi quels joueurs il doit sélectionner. C’est sa décision. Il l’a prise avec ses tripes, avec sa sensibilité.
Tout ça pour dire que l’entretien avec Gonzalo s’est bien déroulé la semaine dernière et que dans la foulée, Morgan Parra m’a dit : « des joueurs professionnels ne lâcheront jamais ce pourquoi ils sont là : ils joueront au rugby et défendront le maillot, leur employeur. Voilà tout ». Le reste, c’est du blablabla…”
Il confirme dans la foulée que le travail mené par Gonzalo Quesada et Thomas Lombard n’a finalement rien donné de bon. Extrait:
“Heyneke ne parlait pas français ; il avait un traducteur. Thomas Lombard m’a alors dit de recruter Gonzalo Quesada, un mec très intelligent et que j’adore. Ces deux-là ont bossé ensemble mais ils ont aussi connu des frictions quand les résultats n’étaient pas au rendez-vous. Selon Gonzalo Thomas Lombard s’investissait trop dans le sportif et pour lui ce n’était pas son rôle. Mais leurs relations se sont améliorées ces derniers temps. Ils échangent d’avantage. Mais bon…
Rien ne s’est passé de meilleur. On a eu un meeting « à la française » au printemps dernier. On a beaucoup parlé mais ça n’a mené à rien. Je dis « à la française » parce qu’on devait aller de A à B mais au lieu de ça, on est passé par C, D, G, Z. On n’est jamais arrivé au B mais on est parti manger tous ensemble… Voilà… A la française, quoi… (il soupire) Quand on dit quelque chose, dans le monde du business, je considère que c’est acquis. Au rugby, ce n’est jamais le cas.”


