Ce samedi soir, Bordeaux-Bègles a frappé fort en s’imposant sur la pelouse de Perpignan à l’occasion de la 18ème journée du Top 14.
Au cours de la seconde période de jeu, l’ouvreur Bordelais Matthieu Jalibert a cédé sa place à la 70ème minute de jeu.
Lors de sa sortie, le joueur Bordelais a été conspué par les supporters Catalans.
Certains supporters de l’USAP ont d’ailleurs fait des doigts d’honneur au moment de la sortie de l’international Français. Des images ont été captées par les caméras de Canal +.
Matthieu Jalibert a réagi via son compte Instagram.
Il a publié la phrase suivante :
« Toujours bien reçu ici. Une belle image pour notre sport. »
Un message piquant adressé aux supporters de l’USAP qui ont clairement déraillé.
Dans son édition du jour, Midi Olympique revient sur le comportement déplacé de certains supporters Catalans.
Le journaliste Emmanuel Massicard se désole devant ce genre de comportements. Extrait:
“Comme moi, hélas, vous n’aurez pas vu samedi que de belles images, autour des stades. Pas de généralité, nous sommes d’accord. Mais vous aurez certainement eu mal aux yeux et au cœur en découvrant la sortie du terrain de Matthieu Jalibert, dans la nuit perpignanaise. Certains, à Aimé-Giral, ont clairement débordé. Versé dans l’insulte gratuite, la provocation stupide, avec des gestes crasseux et des doigts du déshonneur.
Ils n’étaient certes pas nombreux, ces pseudos supporters Sang et Or, mais c’est déjà trop pour un sport comme le nôtre qui fait son beurre sur l’ambiance, la convivialité et le respect partout autour des terrains. On ne peut pas jouer avec l’image sans finir par jouer avec le feu, surtout quand ladite image transpire la haine.
Tout glisse désormais vers ce clubisme où tout est hystérisé et caricaturé à l’extrême. Ici, pour rejeter la faute sur l’autre et fuir ses responsabilités les soirs d’échec ; ailleurs, pour refuser toute forme de critique venant de l’extérieur.
Il ne faudra plus s’étonner de rien si, demain, chez nous aussi, un joueur est menacé depuis les tribunes comme sur les réseaux sociaux, ou si un arbitre retrouve sa voiture avec les pneus crevés devant son domicile…”


