Au Stade-Toulousain, la concurrence est à un niveau jamais vu encore !

Avec quatre victoires en autant de matchs lors de la période des doublons, le Stade Toulousain a parfaitement géré cette phase délicate du Top 14. Un signal fort envoyé avant les échéances cruciales de la saison.

Installés devant l’écran géant de l’un des espaces communs de Marcoussis, les internationaux toulousains ont pu savourer la performance de leurs coéquipiers restés au club. Samedi 1er mars, face au RC Vannes, le Stade Toulousain a conclu cette période de doublons sur un succès éclatant (63-21, 18e journée de Top 14), confirmant la montée en puissance du collectif.

Avec quatre victoires consécutives (contre Montpellier, Clermont, Bayonne et Vannes) et 18 points pris sur 20 possibles, les hommes d’Ugo Mola ont non seulement conservé une avance confortable en tête du championnat, mais ils ont aussi prouvé que la profondeur de leur effectif était une nouvelle fois un atout majeur.

Une équipe séduisante et performante

De retour avec le groupe pour cette rencontre avant de rejoindre les Bleus, Alexandre Roumat n’a pas caché son admiration via La Dépêche. Extrait:

“Les mecs qui ont été là pendant ces 3-4 semaines ont été juste incroyables sur le contenu des matchs et aussi la qualité du jeu. Nous, qui étions sélectionnés, quand on regardait les matchs, on se régalait tout autant que les supporters. Quand on gagne et qu’en plus de ça, on produit un rugby qui, je pense, fait plaisir à regarder, c’est encore mieux.”

Un sentiment partagé par Jean Bouilhou, entraîneur des avants, qui souligne l’état d’esprit et la progression du groupe :

“La période de doublons est réussie, déjà comptablement, bien sûr, mais aussi dans l’état d’esprit et le contenu. Depuis le match de Montpellier qui était un faux doublon (le 25 janvier), on joue avec une équipe un peu remaniée. Et au fur et à mesure des semaines, on voit que l’équipe se bonifie, ça montre la qualité des joueurs. C’est ça qu’il faut noter. On voit le score et les essais mais l’état d’esprit est aussi très plaisant.”

Une concurrence exacerbée avant les grandes échéances

Ce niveau de performance élevé relance la compétition pour les places de titulaires à l’approche des matchs à élimination directe, notamment le huitième de finale de Champions Cup contre Sale début avril.

Un constat que ne minimise pas Ange Capuozzo, de retour de sélection :

 “Honnêtement, je suis arrivé cette semaine [lundi dernier], et il faut vraiment s’accrocher au wagon parce que ça va très vite. C’est super positif pour le club, pour le groupe, pour l’émulation. Cette fin de saison nous garde, nous les internationaux, en alerte jusqu’au bout. […] C’est à nous de nous mettre vraiment au niveau et d’assurer. Parce qu’encore une fois, comme je l’ai dit, ça va très vite et il faut s’accrocher.”

Même son de cloche du côté d’Alexandre Roumat, qui voit en cette émulation une motivation supplémentaire :

“Dans ce club, la concurrence est rude à tous les postes. Depuis quelques semaines, l’équipe tourne peut-être mieux qu’avant. Quand on revient de sélection, on n’a pas le loisir de se reposer. Si on ne met pas l’intensité et la performance nécessaires, le train va passer.”

Un repos bien mérité avant la reprise

Alors que le Top 14 reprendra le 22 mars avec un déplacement à Bordeaux-Bègles, les joueurs non internationaux vont pouvoir profiter de dix jours de repos bien mérités. Cette fois, c’est depuis leur canapé qu’ils suivront les exploits de leurs coéquipiers engagés avec le XV de France, à commencer par le choc face à l’Irlande samedi prochain dans le cadre du Tournoi des VI Nations 2025.

Retour en haut