Interviewé par le journal Sud-Ouest avant le déplacement de l’Union Bordeaux-Bègles à Biarritz ce samedi, le président de l’UBB Laurent Marti a évoqué les ambitions et enjeux du club, les transferts réalisés durant l’intersaison ou encore la situation économique à l’aube de la saison 2021/2022.
Dans un premier temps, il a évoqué le retour du public dans les stades. Extrait:
“Ça nous manque vraiment. L’un des éléments essentiels, c’est Chaban et son public. Tout le monde est impatient de retrouver un stade plein.”
Il est ensuite revenu sur le parcours de l’UBB effectué la saison dernière. Extrait:
“Pour moi, c’est une suite logique pour le club qui a évolué dans ses infrastructures, la qualité de son effectif et de son staff. Mais je reconnais qu’atteindre le dernier carré, ce n’est pas gagné d’avance. C’est très bien de l’avoir fait. Et les phases finales, ce sont des moments agréables à vivre. Quand tu perds, c’est la frustration qui l’emporte. Mais après la demie, il y avait aussi de l’espoir car on sentait qu’on était invités à ce niveau. Mais il y a l’envie de vite repartir pour faire encore mieux.”
Il est plus motivé que jamais à avoir son club remporter un trophée. Extrait:
“Il y a l’excitation des phases finales, du fait qu’on sent qu’on commence à toucher du doigt le haut niveau. Mais il y a quand même le poids des années à porter tout ça et ça fatigue un petit peu. L’un compense l’autre et du coup, tout est comme avant.”
Concernant le recrutement, il explique vouloir réduire la voilure avec les joueurs non JIFF. Extrait:
“Il fallait absolument recruter JIFF et réduire la voilure pour répondre aux critères économiques. Dans ce groupe, il y a de la qualité . […] Ils (Louis Picamoles et François Trinh-Duc) accompagnent de plus jeunes joueurs. Mais il y a aussi un recrutement qui a fait moins parler : Vergnes-Taillefer, Roussel, Bochaton, Bielle-Biarrey, de jeunes talents en devenir qui vont s’imposer en Top 14.”
Pour conclure, Laurent Marti a fait un point sur la situation économique de l’UBB en cette période de crise sanitaire. Extrait:
“Le PGE (prêt garanti par l’État) est notre bouée de sauvetage. La première aide de l’État est payée à 70 %. La deuxième aide devrait avoir lieu, elle est indispensable à la survie du club. Les abonnés et les partenaires ont été dans l’ensemble très solidaires. On arrivera à tout boucher en étalant une partie de la dette sur 5 ans.”



