Christophe Urios atomise ses joueurs : “J’en ai plein le c*l !”

En s’inclinant sur la pelouse de l’USAP ce dimanche soir, l’Union Bordeaux-Bègles a perdu sa place dans le top 2.

Conséquence directe : l’UBB devra disputer un match de barrage le week-end prochain pour s’offrir le droit de disputer une demi-finale de Top 14 et rate donc une qualification directe pour les demi-finales.

Et cette situation a eu le don d’agacer le manager Bordelais Christophe Urios.

Interrogé en conférence de presse, le manager Bordelais n’a pas manqué de pester contre ses joueurs.

Il exprime sa colère et met une nette pression sur les épaules de ses joueurs. Extrait:

« Je veux féliciter l’équipe de Perpignan, elle a été très présente dans l’engagement et nous a mis en difficulté. On n’a pas été assez conquérants, pas assez efficace proche des lignes. On se retrouve 3e. Finalement, sur la 2e partie de saison, on ne mérite pas d’être dans le top 2. À ce sport et dans la vie en général, il y a toujours une logique.

Il y a encore trop de joueurs qui n’ont pas été performants. Il me semblait qu’avec un peu plus de sérieux… On n’est pas assez sérieux, on joue à la baballe quand il faut jouer dur, je n’ai pas vu un maul avec de la continuité… Il va y avoir une remise en cause sévère parce que sinon, on va se faire chier en quart de finale. Si les joueurs ne sont pas capables de hausser le niveau… C’est à eux de prendre le truc maintenant. 

Si je me questionne sur mes joueurs? Tous les jours de l’année. Aujourd’hui on est troisièmes… c’est pas mal quand même. Mais ce n’est pas ce qu’on avait prévu, pas ce qu’on voulait. On n’est pas sérieux! On joue à la baballe quand il faut jouer dur, on joue dur quand il faut se faire des passes, on joue individuellement… notre état d’esprit n’est pas bon.

Je ne sais pas l’expliquer, arrêtez de me poser la question! Si mes joueurs ne sont pas capables de hausser leur niveau… je n’ai pas de réponse à votre question. Cela va être dur pour que je rebondisse, vraiment. Il va falloir du temps. Mais bon, je n’ai pas de temps. C’est dur parce qu’on n’a pas fait ce qu’on voulait faire et ça a le don de me gonfler.

Je n’ai peur de rien! Si, encore une fois, on n’est pas capables de rebondir et de mordre dans le quart de finale, ça veut dire qu’on n’est pas des champions! C’est ça la vérité. Moi, j’en ai plein le cul de ça. Ça fait six mois qu’on fait oui-non… ça me fatigue. Ça va être dur pour nous le staff, plus que pour les joueurs, eux vont rebondir, c’est à eux maintenant. Nous le staff… je me suis trompé dans ma compo d’équipe, c’est certain. Mais à eux de prendre le truc, il faut qu’il le prenne! Je suis très déçu et je ne dis pas tout ce que je pense.

On a des internationaux, des mecs qui ont plein d’ambitions, qui veulent des trucs incroyables… Cameron Woki je ne le vois pas, Matthieu Jalibert, je ne le vois pas ! Il n’y a pas d’impact dans nos attaques, nous ne sommes pas dangereux. On ne fait rien de simple, on ne fait rien de simple ! »

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